Gran Partita de Mozart à Chateau-Thierry et Hirson

Date :
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Intervenant
Musicien de l'orchestre de Picardie
Lieu
Chateau-Thierry et Hirson
Programme
Johann Christian Bach
Amadis des Gaules - Ouverture et suite de danses
Wolfgang Amadeus Mozart
Sérénade n°10 en Si bémol majeur
 

On sait l’influence considérable qu’a eue la musique de Johann-Christian Bach sur Mozart. Il revenait au grand chef allemand spécialiste du baroque Reinhard Goebel d’avoir réuni « le maître et l’élève » (si l’on peut dire) dans ce superbe programme.

Loin en effet de l’étiquette de charme un peu facile que l’on colle souvent au style de Johann-Christian, la Suite d’orchestre tirée de l’opéra Amadis de Gaule constituera une passionnante découverte. Crée à Paris en 1799, l’ouvrage, en conformité avec la tradition française, accordait une large place à la danse. C’est ainsi qu’après une Ouverture au brio tout « mozartien » se succèdent deux amples gavottes, un ballet et un irrésistible tambourin. Le compositeur allemand montrait qu’il avait parfaitement assimilé l’élégance française, tout en la conjuguant avec une remarquable richesse d’écriture orchestrale, inspirée de la fameuse « École de Mannheim »

« Oh cette musique eut un tel effet, magnifique et grandiose, parfait et sublime ! » Ainsi s’exprimait en 1781 un auditeur de la Sérénade en si bémol, dite Gran Partita, de Mozart. Conçue pour l’effectif exceptionnel de deux hautbois, deux clarinettes, deux cors de basset, deux bassons, quatre cors et une contrebasse l’œuvre est considérée comme la plus belle musique jamais écrite pour instruments à vents.

Au-delà de la splendide alliance de couleurs sonores qu’elle ne cesse de déployer, la Gran Partita, représente, en ses différents mouvements contrastés, une véritable quintessence du génie mozartien Ainsi, entre une majestueuse introduction, de caractère maçonnique, et le pétillant Finale proche de l’esprit de L’Enlèvement au Sérail, on ne saura quoi admirer le plus : le fougueux Molto Allegro digne d’un premier mouvement d’une grande symphonie ? Les deux Menuets à l’instrumentation à la fois somptueuse et raffinée ? la Romance, si émouvante ? Le Thème et Variations, éblouissant d’imagination ? Bien sûr, une place à part reviendra au merveilleux Adagio où Mozart sut faire chanter trois solistes instrumentaux (hautbois, clarinette et cor de basset) à l’égal de la plus pure voix humaine.

Renseignements

vendredi 5 mai 20h00 Château-Thierry icone billeterie à cliquer

samedi 6 mai 20h30 Hirson icone billeterie à cliquer